Faut il continuer à donner toujours plus d’espace public aux voitures ?

Capture d'écran google satellite du carrefour Ollioules , de la zone d'activité autour, et notamment des grands parkings et de l'autoroute.
Si l’on regarde nos zones d’activité d’en haut, on se rend compte qu’il ne reste pas beaucoup plus d’espace à coloniser par la voiture.
Capture d'écran bing satellite de l'échangeur D11/A59 Ollioules/Sanary. Deux énormes rond-points à côté de deux stations de péage et l'autoroute, le tout entouré des différentes routes de service, de la D11, et autres.
Notre réponse à trop de voiture par m² de route ? Plus de route ! (Puis, plus de voitures. Et ainsi de suite.)
Photo aérienne d'un échangeur de l'autoroute A57 à l'est de Toulon.
L’élargissement de l’A57, va-t-il enfin résoudre le «problème des bouchons» ?
Photo de l'A57 élargie
Rendez-vous dans deux ou trois ans, quand la demande induite aura compensé la nouvelle capacité…

Faut il aller encore plus loin ? N’est il pas temps de commencer à penser autrement?

Alors que les infrastructures routières ne cessent de grossir autour de nous, les embouteillages exaspèrent les automobilistes. Ils cherchent aux heures de pointe des solutions et se retrouvent par dizaine sur les chemins de campagne ou passent dans les quartiers résidentiels. Ils y créent alors de de nouveaux embouteillages, qui n’existaient pas par le passé et rendent la vie impossible aux riverains avec en prime bruit et pollution.

Le problème devient ingérable et ce n’est plus une question d’adaptation de voirie c’est une question de VOITURES.

L’avenir ne s’annonce pas radieux si on ne change pas de logiciel. Aujourd’hui les jeunes conduisent des voiturettes dès 14 ans et passent le permis à 17 ans. Résultat les files de stationnement s’allongent tous les ans un peu plus devant quelques établissements scolaires. Une fois les habitudes en place la partie est perdue . Nous passons doucement de deux voitures par foyer à trois voitures…

C’est bien contre l’arrivee de ce troisième véhicule qu’il faut œuvrer. Comment ? En pensant autrement.

Penser autrement c’est:

-Redonner de la place aux piétons, aux cyclistes (c’est l’objet de cet article).

-Initier les plus jeunes aux mobilités actives (un projet du collectif est en gestation).

-Reconsidérer les capacités d’emport de nos transports en commun. Le BHNS ne sera pas à la hauteur des besoins, c’est notoire.(Là ce n’est las dans nos cordes).

Le collectif étant depuis toujours force de proposition, nous avons par exemple imaginé une autre façon d’accéder au grand projet urbain d’Ollioules car celui-ci pourrait être accessible autrement qu’en voiture.

700 places de stationnements ont été prévues pour répondre aux attentes d’une grande partie des citoyens qui de fait, aujourd’hui ne peuvent remettent en question leur mobilité . Il faut en a ce stade rappeler que 10% des emplacements devraient, selon la réglementation être attribués aux cyclistes. Soit 70 places vélo, l’équivalent d’une vingtaine d’emplacements voiture.

Encore faudra-t-il pouvoir s’y rendre à vélo ou a pieds sans être en danger, surtout si on désire accéderà ce lieu de culture – trois salles de cinéma et le conservatoire de musique – avec des enfants.

Voici donc le fruit de notre imagination, une passerelle au dessus de la Reppe entre le chemin de St Roch et le grand projet urbain avec le remplacement d’une partie du stationnement devenu superflu par une piste cyclable.

Voila une bonne base pour envisager une liaison vraiment attractive et apaisée entre le cœur du village et l’avenue Jean Monet – nouvellement dotée d’une superbe piste élaborée par le département- De quoi se rendre plus facilement vers les nouveaux quartiers résidentiels, les zones d’activité, les deux récentes écoles et peut être même un jour vers la gare.

Cette approche vous semble elle utopique ou digne d’intérêt ?

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