Compte rendu de la réunion du 06/02/2017 TPM

Compte rendu de la réunion du 06/02/2017 .

Hôtel de la communauté d’Agglomération TPM.

Objet: Suivi du projet Ollioules-La Seyne initié par le collectif – Commentaires sur les conclusions de l’enquête PDU- Perspectives de la collaboration TPM collectif MC.

Cette réunion fait suite à notre lettre du 15 Juin adressée à Mr Hubert Falco Président de TPM et aux deux premières réunions du 16 juillet 2015 (voir ici)   et du 26 juillet 2016 (voir ici)

Monsieur Sébastien Maréchal Directeur de la Direction des Transports et Déplacements  présidait et animait cette réunion, assisté de Patrick Borie   Directeur de la Direction des Infrastructures et des Déplacements  , de Véronique Haure-Placé Conseil en Mobilité -PDE-PDIE-PDES- Modes actifs, de Hervé Leberre Correspondant de proximité.

Zorely Ramos , Anthony Grégoire, Jean-Paul Klein et  Gilles Lehmann tous animateurs , représentaient le collectif pour l’essor du vélo à Toulon.

En préambule:

Monsieur Sébastien Maréchal est revenu sur nos commentaires des conclusions du PDU (voir ici). Tenant à nous rassurer sur la volonté de continuer la collaboration initiée en juillet 2015*. Précisant que les deux principaux axes souhaités par TPM concernant des modes actifs  sont **:

-La qualité  du réseau cyclable avec  des infrastructures conçues  dans une logique d’itinéraires

-L’offre de stationnement pour les vélos .(Les Vélos en libre service ne sont pas dans la politique actuelle de TPM qui penche pour d’autres formules et subventionne l’achat de vélo électriques avec 1000 dossiers traités en 2016)***

Il souligne que dans ses réserves l’enquêteur  PDU demande la mise en place d’un suivi de l’accidentologie, ainsi que l’affichage de l’évolution des parts modales.

De notre Coté Jean-Paul Klein à apporté les derniers chiffres de l’accidentologie en fournissant un relevé.(voir ici).

Suite à ce préambule se sont présentés  deux jeunes  animateurs du collectif,  Zorely et Anthony qui habitent respectivement , le centre ville de Toulon  et la Garde. Nous soulignons l’intérêt pour le collectif de favoriser la multiplicité des intervenants qui seront à terme des correspondants spécialisés par secteur géographique.

Nous rentrons ensuite dans le vif du sujet, à savoir l’avancée du projet Ollioules-La Seyne:

–La bonne nouvelle concerne le secteur N°3 , techniquement le plus délicat à cause du franchissement de l’autoroute et des voies ferrées. Ce secteur relève de la compétence TPM qui à prévu pour 2017 un budget  de 400 000 Euros. Le calendrier évoqué pour ces travaux serait, fin 2017 , début 2018 compte tenu des délais administratifs pour contractualiser les travaux avec un prestataire . Le choix de ne pas traiter avec les moyens techniques propres de TPM est lié à la réglementation complexe en vigueur sur ce type d’ouvrage.

Les choix techniques arrêtés ce jour sont:

-La création d’un espace partagé de 3 mètres de largeur sur le pont enjambant les voies ferrées .

 -La création d’un espace  partagé plus étroit sur le pont de l’autoroute. Le passage se faisant à pieds pour les vélos compte tenu de l’étroitesse du passage. Nous soulignons que ce choix ne pourra à terme répondre au besoin de sécurité quand cet itinéraire Ollioules-La Seyne sera achevé . L’exemple de la récente liaison Toulon-La seyne, montre que  la fréquentation redouble quand les itinéraires deviennent continus. Nous invitons à penser à moyen terme à une solution du type passerelle pour les modes actifs indépendante du pont. (La solution type encorbellement qui s’avère à priori délicate est rejetée). La mise en place de la solution retenue présente cependant un intérêt réel par sa rapidité de mise en œuvre .Le chiffrage de  la solution passerelle modes actifs sera cependant envisagé nous confirme Patrick Borie.

–Pour le secteur N°4, ( passage dans la Zone industrielle), l’ADETO partie prenante du projet étudie la possibilité de supprimer du stationnement pour créer à minima un espace partagé.

–Le point noir concerne le secteur N°5 , Zone commerciale  Leclerc . La requête de TPM auprès de l’entreprise  Leclerc, a savoir la possibilité de mettre à disposition une partie du parking  clients pour permettre l’évolution des vélos a été rejetée. Nous signalons qu’il existe derrière Leclerc un espace visible sur les plans cadastraux ( Cet espace ne peut cependant apporter la solution car non connecté à la voirie ). Là s’arrête donc à ce jour pour TPM- concernant ce secteur -les possibilités de créer un passage vélo. Nous soulignons que dans la logique d’itinéraire il n’est pas envisageable d’avoir un chaînon manquant qui remettrait en cause tout le projet. La seule issue se reporterait alors sur un empiétement sur la voirie qui relève du département**** et de la commune de La Seyne , mais celle-ci n’a pas de budgets  pour une telle requalification. Un espoir réside dans le passage de TPM en métropole à l’horizon 2019 qui reprendrait alors la main sur ce secteur avec des possibilités de financement.

–Les autres secteurs de ce projet ne présentent pas de difficultés majeures,voir cr de la première réunion (ici) .Pour le  secteur N°2 il existe une pré-étude du Conseil Départemental  . Pour le secteur N°1, au cœur d’Ollioules, le tracé proposé qui vise à éviter les ronds-points de la D11 et les gaz d’échappement commence par le pont de Berger . Il passerait  dans un parc de la commune dans lequel il faudrait baliser un passage avec la collaboration de la commune. Le secteur n°6 est déjà équipé. Le secteur N°7, l’entrée dans la Seyne sera traité par de la signalisation , des passages en Zone 30 et des espaces partagés.

Ce sujet traité, Mr Sébastien Maréchal nous a laissés en nous remerciant  avec son équipe,  afin que nous puissions  aborder d’autres sujets . Anthony lui a remis des documents concernant le secteur de la Garde, il a présenté le projet d’Environnement et Partage qui propose un accompagnement des collectivités sur le thème de qualité de l’air et mobilités, Jean Paul a remis des documents concernant l’avenue de la mer à Six-Fours. Zorely à évoqué en cours de réunion un projet en gestation au  cœur du centre ancien de Toulon impliquant le commerce (un restaurateur) et le collectif . L’objectif  de cette initiative  est de promouvoir le vélo dans un processus gagnant gagnant de nature à dynamiser à la fois la pratique du vélo et l’animation du centre ancien. Ce premier projet ayant vocation de démonstrateur.

Nous avons évoqué la future maison de la mobilité en soulignant le besoin de mettre en place un correspondant unique capable de collecter les requêtes des usagers, de les diffuser vers les instances en charges des voiries ou services concernés, d’assurer un archivage et un suivi des observations. Nous proposons d’associer à cette maison de la mobilité un service internet capable de fournir aux nouveaux venus à vélo -dont les récents utilisateurs de VAE qui ne connaissent la ville que par la voiture -des relevés GPS d’itinéraires cyclables recommandés à l’image de celui actuellement en test sur notre site. (voir ici)

Nous avons  en cours de réunion évoqué la fréquence de nos futures rencontres qui serait de l’ordre de 2 à 4 par an selon les besoins.

Nous abordons ensuite avec Monsieur Patrick Bory directeur des infrastructures, la question des chantiers TPM à venir. Ont ils pris en compte les vélos , sinon est -ce rattrapable ?

« ..Pas de gros chantiers en vue si ce n’est à Hyères. L’élargissement de l’autoroute à l’est de Toulon intégrera à terme une passerelle mode actif à l’horizon 2018 ». Nous signalons que la voie qui passe devant le stade Léo Lagrange récemment requalifiée par TPM mériterait un contre sens cyclable afin que les vélos ne se heurtent pas aux piétons.

Du côté gare de La Seyne le passage actuel sous les voies ferrées sera totalement dédié aux modes actifs dès la mise service du pont déjà réalisé plus à l’est actuellement non connecté à la voirie.

Il a été évoqué aussi du côté de Giens une évolution des aménagements dans un programme nommé « grand site ».

Les priorités du schéma directeur du réseau cyclable iront probablement et logiquement en direction de la Zone industrielle est . Il a  été cité un projet de voies cyclables sur la zone de l’AFUZI entre La garde et LaValette . Le collectif ira prochainement sur le terrain pour appréhender la situation et émettre des propositions.

Nous avons évoqué aussi la possibilité de créer un itinéraire Ollioules-Toulon, passant par le chemin Messonnier -derrière la zone commerciale au sud de la Beaucaire -passant  sous un tunnel existant déjà sous l’autoroute . La mise à disposition de la voie coté nord devant la clinique des fleurs permettrait un raccordement et  un lien direct pour desservir la technopole. Les voitures se rendant vers l’ouest ayant a faire le détour par le nouveau rond-point de la coopérative.

Nous évoquons la mise en valeur et le balisage souhaitable du passage sous autoroute situé du côté de Pépiole qui permettrait un lien vers la route des Playes depuis la gare de Sanary Ollioules, ainsi que la nécessaire création d’une passerelle au-dessus de la Reppe derrière la nouvelle caserne des pompiers pour connecter la technopole var-matin à la gare Sanary-Ollioules.

Nous évoquons, alors que l’avenue Robert Brun au nord de la voie ferrée à été  rénovée sans réalisation d’aménagements cyclables (il existe un projet cependant ), le besoin de créer une connexion sur la D63 devant la cité Berthe  qui pourrait s’intégrer dans la  logique d’itinéraires souhaitée par TPM pour relier Toulon à Six-Fours .

Nous avons regretté que les grands chantiers comme le futur échangeur de Sanary qui coûte 36 millions d’euros, n’intègrent pas dans les plans de financement une provision destinée à compenser les externalités négatives qui impactent les modes de déplacements actifs.

Ces provisions  pouvant servir alors à financer le réseau cyclable dans un souci d’équité envers  tous les contribuables. Ce qui nous semble un juste retour pour les comportements vertueux en terme de respect de l’environnement.

Conclusion de cette réunion:

Cette réunion constructive est pour le collectif un réel tournant qui montre qu’un cap a été franchi et que le vélo  est   présent dans l’esprit des décideurs de TPM. La difficulté à raisonner en terme d’itinéraire reste encore palpable cela est lié aux habitudes et aux découpages administratifs .Le passage en métropole permettra nous l’espérons de faire sauter les points noirs , cela nécessitera une réelle opiniâtreté de la part de tous, en espérant que les entreprises, aidées de l’ADETO et de l’AFUZI  puissent elles aussi devenir un moteur pour ces projets, ce n’est pas le cas aujourd’hui, comme évoqué plus haut.

*-C’est une recommandation du commissaire enquêteur PDU: « ..poursuivre le travail collaboratif avec les associations d’usagers dans le cadre de l’élaboration du schéma directeur des aménagements cyclables.. »

**-Cette approche rejoint celle émise par le collectif lors de la réunion de concertation PDU du 22 Mars 2016 (voir ici) « …Voila donc les deux thématiques: vols de vélo et sécurité des déplacements au quotidien… ». Il est à préciser que parmi les animateurs du collectif il y a de fervent défenseurs du principe des VLS . D’autres penchent pour des solution alternatives comme la location longue durée .

***Cette forte augmentation des VAE qui amène un lot de nouveaux venus sur les pistes -cyclistes encore peu aguerris- renforce la nécessité d’anticiper  à la fois une importante  augmentation à terme de la fréquentation des itinéraires cyclables achevés et l’impératif besoin d’infrastructures sûres, sans demi-mesure  (en évitant les confrontation avec le trafic auto). Nous avons oublié de préciser l’augmentation perceptible  au niveau national des accidents impliquant des personnes agées circulant à  VAE, ainsi que la nouvelle législation européenne qui introduit une nouvelle catégorie de VAE( L1e-A ) qui considère toujours comme vélo électrique des modèles ayant moins de 1000w (jusqu’à maintenant c’était 250W)  Application janvier 2017.

**** Le secteur n°5 relève aussi du département (D63), Il serait normal que celui-ci apporte une solution pour débloquer la situation. Le département  à conçu et réalisé les travaux sur la D26 -dont  le doublement de la largeur du pont -avec pour conséquence une voirie devenue extrêmement dangereuse pour les cyclistes donc impraticable. Ce pont est en fait à l’origine de la proposition du collectif qui à cherché une manière de contourner l’obstacle. Nous avons depuis la réunion du 6 Février 2017 envisagé une autre solution pour le secteur N°5 que nous soumettrons à TPM et à L’ADETO. Voir ci-dessous.

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